STRATES — 10th Anniversary,  October-November 2025



To celebrate its tenth anniversary, PHILIA presents STRATES, a major exhibition in Noisy-le-Grand from October 28 to November 30, 2025. The project unfolds across two emblematic brutalist landmarks: the Mont d’Est parking structure by Jacques Kalisz and in Ricardo Bofill’s iconic Espaces Abraxas.


This anniversary exhibition carries special significance: each PHILIA artist will present one iconic piece created for the gallery in the past decade, retracing its story and legacy. Together, these works — from monumental sculptures to radical design experiments — embody ten years of dialogue between art, design, and architecture. This retrospective constellation conceived for STRATES will resonate with the concrete spirals of Kalisz’s parking and the Abraxas architecture, balancing memory and projection.

CERAMIC ART FAIR,  Maison de l'Amérique latine, Paris, October 2025



Dépouiller la forme et d’aller à l’essentiel de la matière pour retrouver la beauté du geste et sa lente temporalité, à rebours des modes de production contemporains.

Aujourd’hui plus que jamais, à l’heure des technologies qui remplacent le travail de la main, il me semble que ce geste ancestral du travail de la terre est une forme de résistance.

L'imprévisibilité du four façonne chaque création, lui conférant une dimension

unique.

Partant de l’archétype de la lampe (deux cylindres : un pied et un abat-jour). Je m’exerce à désapprendre pour simplifier la forme. Dans la première phase de dessin, j’essentialise la ligne en puisant dans les formes archaïques.

En fait, chaque sculpture est une tentative de saisir cette ligne : pour le modele Giverny, j’ai trouvé mon langage formel dans le désaxement de grandes formes primitives (environ 1m de hauteur).

A chaque lampe présentée ici, je cherche un nouveau déséquilibre, subtile, qui réside dans ce point aveugle : l’assemblage légèrement incohérent

des deux formes qui crée une architecture à l’équilibre quasi précaire.

C’est un détournement, comme un anachronisme au milieu d’une forme générique et intemporelle.

La chimie de l’émail est un long processus qui me donne l’impression

d’une quête du tableau idéal : plus que des couleurs que j’appose, je vois cette

étape comme celle de la recherche d’une image. La deuxième cuisson est

l’occasion de remettre en jeu le volume, par l’action inattendue du mélange des

oxydes et de la silice.

La dernière étape est celle des arts décoratifs : dissimuler la lumière au

creux d’une sculpture, pour révéler les aspérités de la terre.

RECIT ROUGE, THEMA, Palais Brognard, Paris, October 2025


La vraie couleur des choses est le Rouge, m’a dit Elsa. Elle l’a toujours été.

Les premiers humains des temps reculés, ne pense pas que leur peau avait la couleur de la chair. Ils s’enduisaient d’un rouge-terre, peaux primitives, premier médium, car il fallait bien appliquer la première couleur de l’histoire de l’humanité quelque part, alors sur ça, sur moi. Et c’est vrai, je le vois maintenant : les courbes des sculptures d’Elsa reproduisent à l’identique les mouvements d’une danse impie, celle de la paléo-femme se signalant, se protégeant et s’embellissant de rouge,

Le rouge d’Elsa est la couleur de la première danse dans le théâtre de parois, elles-aussi rougies, des grottes, celles où les mains négatives vous saluent. Ne crois pas non plus que leurs murs étaient blancs, m’a-t-elle dit. Même si les façades de leurs temples nous sont parvenues décolorées, et quand on rêve à l’Antiquité, elle nous éblouit toujours un peu à cause du soleil grec qui cogne fort sur ce blanc immaculé, un blanc divin comme le parfait cul d’Apollon. Non, tout était déjà en couleurs mais surtout

Rouge ! D’un rouge aussi millénaire que les flammes qui lèchent la terre dans le four de son atelier.

Maintenant, Elsa aligne ses formes lumineuses dans un décor intime de feutrine rouge. Son rouge a voyagé dans le temps : les grottes sont devenues des temples, qui sont devenus des villas pompéiennes où l’on contemple de longues minutes les reflets de l’eau du bassin dans l’atrium, elle renvoie la lumière jaune-orange ondulante de ses flambeaux disposés tout autour.

C’est le rouge du dernier jour de Pompéi dans la maison du poète tragique. Un rouge Vésuve. La couleur est complexe : issue d’un minerai, le cinabre, extrait dans de lointaines mines espagnoles et dont le prix est égal à celui du bleu d’Alexandrie, écrivait Pline l’Ancien, lui qui aimait tant comparer la valeur de la couleur des choses. Ce qu’il faut absolument savoir au sujet du cinabre : pierre plus dangereuse que précieuse. Quand ce rouge ne sert pas à l’étoffe qui ceint la taille en V d’Achille sur les fresques de la chambre du poète, il est un poison mortel. Mauvais pour les viscères, écrivait Pline. Elsa me raconte ce soir d’août où, doucement et au loin, la lave s’écoule et chauffe un peu le cinabre des murs de la maison du poète tragique. Ses invités inhalent des vapeurs de folie. Ils dansent étrangement. Et c’est vrai, je vois maintenant : que le rouge des flambeaux d’Elsa est celui, à l’identique, qui précède les nuées ardentes de Pompéi,

La fin et le renouveau, Il est le rouge de la dernière nuit, et celui de la première danse.


Texte de Lise Kervennic

REVERIES, NYCxDESIGN Festival, NY, May 2025


The Reveries perfectly capture the essence of Elsa Foulon’s work. This exhibition invites viewers to step into a dreamlike world where organic forms and sculptural beauty come together, blurring the line between art and design. Through The Reveries, Elsa explores the beauty of the fleeting moment, inviting contemplation on the delicate balance between thought and creation. The soft, flowing lines of her ceramics are not merely objects—they are meditations on space, light, and texture.


Elsa Foulon, originally from a background in the world of 20th-century decorative arts, has established herself as a visionary designer in the realm of contemporary ceramics. With a self-taught approach and by combining her expertise in design with her artistic sensibility, Elsa creates sculptures that are both striking and delicate, each piece revealing the intricate relationship between material, meaning, and form.


In the serenity of her Parisian studio, Elsa embraces the ancient gestures of ceramic craftsmanship, working with clay to create works that are as much about the process as the final object. The unpredictability of the kiln shapes each creation, adding a unique dimension to the pieces. Light is often hidden within the hollows of her sculptures, subtly illuminating the rough textures of the clay, and highlighting the tactile beauty of the material while evoking a sense of intimacy and wonder.


The Reveries is an invitation to lose oneself in the dreamlike realm of Elsa Foulon’s ceramics, where contemporary design meets timeless craftsmanship.

MODERN RÊVES, GALERIE CHAMAGNE, PARIS DECO OFF 2025




Dieu est mort, vive mes rêves Qu’Elsa conservee
Dans un meuble sacré 
Dans un monde sans dieu. Elsa essaie, elle essaie.
Là où les premiers hommes conservaient la terre recouvrant le corps de saints
Là où les parents conservent la première dent de lait des enfants

Là où les enfants conservent les cailloux qui portent le visage de leurs mèresies
Là où Elsa garde mes pensées la nuit.
Elle les conserve derrière ses portes en céramique en forme de ce qu’elles contiennent
Nos rêves, les sillons d’un torrent ancien, les traces que laisse le jour,
Les rêves, et leurs lignes d’horizon non droites, non plate
Comme les traits de vos visages, comme le son de vos voix.
Autrefois nous baisions l’ADN antique sur une couronne d’épines
Baiser un morceau d’éternel, bouffer le corps de son fils.
Mais Dieu est mort et je rêve encore.
Désormais Elsa essaie, elle essaie 
Que nos tréfonds soient sanctifiés et que nos rêves lui viennent.
Même quand le
sommeil de la raison engendre des monstres.
El sueno de la razón produce monstruos.

Même les monstres dégénérés, l’Ange du foyer qui t’écrase
Les milliers de portes vainement ouvertes sur le ciel,
Et mon corps distordu au fond d’un trou sans fin,
Même la tornade silencieuse, qui menace au loin mais n’arrive jamais 
Tous enfermés dans ce pentagone irrégulier,
Aux cinq côtés comme vos cinq sens abolis par le sommeil
Ainsi, les surfaces miroitantes du reliquaire reflètent le son de vos peurs tues.
Qu’Elsa
conserve
Dans le meuble sacré d’un monde sans Dieu.


Texte de Lise Kervennic

PARIS DESIGN WEEK, SCHUMACHER X PHILIA, Paris, September 2025


On the occasion of Paris Design Week, from September 5 to 14, 2024, PHILIA and Schumacher are pleased to invite Elsa Foulon to an exceptional exhibition in which the delicacy of Schumacher textiles enhances the timeless beauty of Elsa Foulon‘s ceramics.


It is within the setting of the Schumacher showroom located at 9 Rue Jacob in the 6th arrondissement of Paris that Elsa Foulon and PHILIA – an international gallery specializing in contemporary collectible design – have chosen to immerse Schumacher in the heart of an artistic odyssey.


This exhibition project marked by elegance and poetry, will be an opportunity to present exclusive creations by the Parisian designer and ceramicist, entirely covered with Schumacher fabrics. Founded in 1889, the Schumacher House today boasts more than 15,000 references in fabrics, wallpapers, and decorative accessories and enjoys worldwide renown thanks to the quality and great diversity of its designs. Inspired by nature and Schumacher’s organic patterns, Elsa Foulon sought to echo the veins of stone and the undulations of the sea. She will present a selection of lamps, some reaching up to 1.7 meters in height, airy suspensions, as well as elegant stools.


These pieces, both bold and harmonious, promise a striking visual experience. A true dialogue between materials and forms, the magic of this exhibition lies in the encounter between refined textures, soft colors of the textiles, and the sculptural shapes of the ceramics. Carefully chosen by Elsa Foulon, the subtle shades of Schumacher fabrics “Orissa | Alabaster” and “Orissa | Blue & Natural” perfectly match the curves of the light fixtures, while the “Cloud Toile | Deft” fabric adds a touch of lightness and softness to the stool cushions.


Through this scenography, Elsa Foulon and PHILIA weave a poetic link between fabric and ceramics, creating a universe where every detail invites meditation and contemplation. This collaboration between formal elegance and sensuality offers us a beautiful escape toward a bit of serenity.

FESTIN NU, MILAN DESIGN WEEK, April 2024


Rêve d’un Festin Nu (after Naked Lunch)


La nuit est tombée, les convives seront bientôt là.

Du fond de la pièce émane une odeur de glaise chaude : c’est le feu d’un dîner à venir. Elsa, seigneure incendiaire, prépare un festin d’un genre nouveau.

Elle recouvre sa table d’une matière noire inconnue, identique aux corps célestes d’où la lumière ne s’échappe pas.

Nappe de dupe qui se figera d’abord en un pli délicat mais absorbera tout désir d’idéal artificiel. Le noir sombre sera cet antagoniste cruel, producteur d’un mouvement opposé à celui d’Elsa : il sera le rien sur lequel elle posera le tout.

Aux portes d’une bastide de béton, Elsa perçoit le son grandissant d’une foule bientôt là. Ils ont faim. Elle se dirige vers le feu et dit : cette nuit, ils dîneront la lumière.PARIS


D’un four chromé aux températures extrêmes, elle extrait maintenant la nourriture, ses flambeaux de terre aux courbes vibrantes, leur grain chamotté irrégulier, surface vierge comme celle de la première pierre de l’Univers. Au centre de la table, elle pose douze candélabres encore fumants.

Ils sont arrivés affamés. Les yeux grands ouverts, ils dévorent la lumière et n’écoutent rien du dialogue infini entre la créatrice et sa matière. C’est l’heure du Festin Nu : cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de chaque fourchette.

La foule éclairée, Elsa retourne à son atelier.


FUTURS RELICS, RESIDENCY MEDICIS ARCHIVES PROJECT

PHILIA / Florence, Italy, January 2024



PHILIA is pleased to present Future Relics, an ambitious research program and exhibition taking place at the 16th-century Palazzo Corsini al Prato, in the heart of Florence. Rooted in extensive research, the show brings together a group of internationally renowned designers who were invited to create works inspired by the rich, cultural heritage of Medici Florence.


In collaboration with researchers and academics specialized in the Medici archives, the selected designers have delved into the vast archival holdings of Renaissance Florence to explore the concept of a ‘future relic’. The relics of Medici Florence, ranging from precious objects in the Treasury of San Lorenzo to exotic treasures from global connections, serve as touchstones for this exploration. Examining the local craftsmanship and diverse techniques of the time, the project challenges artists to draw inspiration from the past while creating contemporary works that resonate both locally and globally, symbolically and conceptually.


The five selected designers – Elsa Foulon, Kar, Laura Pasquino, Morghen Studio, and Pierre de Valck – questioned how we can envision ‘relics of the future’ in a secular contemporary world.


French ceramicist Elsa Foulon will present ‘Relic of the Future,’ a sculptural lacquered cabinet made with wood and ceramic doors inlaid with pyrite nuggets inspired by Italian Renaissance reliquaries. The piece explores the concept of a relic and contemporary perspectives on what we choose to protect today. 

CONTRASTS, PAD LONDON, October 2023


Berkeley Square, Mayfair, London W1

Booth Number A1

10-15 October 2023


DESACRALIZED, MILAN DESIGN WEEK, PHILIA, April 2023


For the 2023 edition of Milan Design WeekGalerie Philia is delighted to present Desacralized, an offsite exhibition featuring over 20 established and emerging international designers, each exploring the concept of desacralisation.


Staged in San Vittore e 40 Martiri, a deconsecrated church located in the centre of Milan, Desacralized is the first major exhibition to take place in this space. Most recently, it was used as a basketball court and Playground.


It is this long and rich history and, most notably, the transformation of the church into a secular building that has inspired Galerie Philia to conceive this exhibition. Each designer was invited to give their personal interpretation of the notion of desacralization and take inspiration from objects which formerly had religious associations and have now become solely functional, serving our everyday life. The only imperative the group collectively agreed on was that the works created should be entirely white.


In her abstract light sculptures,
 Elsa Foulon explores the use of seashells, a motif omnipresent in the iconography of Christianity and the history of art.